Organiser des sessions de tests cognitifs : identifier les profils pour mieux accompagner

Certains apprenants présentant des troubles DYS arrivent en formation sans avoir jamais été diagnostiqués. Ils ont développé des stratégies de contournement qui masquent leurs difficultés, mais qui génèrent une fatigue cognitive importante au quotidien.

Proposer le test de positionnement Glaaster à l’ensemble d’une promotion, et pas uniquement aux apprenants déjà identifiés, peut être une façon de se donner les meilleures chances de repérer ces profils avant que les difficultés ne s’aggravent.

« L’utilisation de Glaaster a largement dépassé nos prévisions. D’abord, certains élèves dys n’avaient jamais manifesté de besoin auprès de moi mais utilisent Glaaster pour tous les cours compliqués à lire. Puis il y a des étudiants qui ne sont pas dys, mais qui à travers le plugin Moodle se connectent et profitent de la synthèse vocale pour travailler leurs cours. »

Jana DITTFURTH, référente handicap, ESEIA

Pourquoi élargir le test à tous les apprenants

Certains apprenants n’évoquent pas spontanément leurs besoins, par pudeur ou par habitude. Comme le souligne Jana Dittfurth, référente handicap à l’ESEIA : des élèves DYS n’avaient jamais manifesté de besoin auprès d’elle, mais utilisaient Glaaster pour tous les cours compliqués à lire.

Le test de positionnement permet de révéler ces besoins sans que l’apprenant ait à les formuler lui-même.

Quand organiser ces sessions

Le début d’année est le moment le plus propice, lors des premières semaines de formation. Deux contextes se prêtent naturellement à cet exercice :

  • Les cours de sensibilisation au numérique, où la prise en main d’un nouvel outil s’intègre sans friction ;
  • Une session dédiée en salle informatique, organisée en lien avec les professeurs principaux.

Comment présenter le test aux apprenants

Le test dure environ 20 minutes. Pour limiter les résistances, il peut être présenté comme une étape de personnalisation de l’outil, et non comme un examen ou un dépistage.

L’idée est simple : mieux l’outil connaît le profil de l’apprenant, mieux il peut l’aider.

📌 Important

certains apprenants peuvent être réticents à passer un test qu’ils associent à un jugement sur leurs capacités. Insister sur le caractère universel de la démarche, le test est proposé à toute la promotion et pas à des élèves ciblés, contribue à désamorcer cette appréhension.

Ce que cela permet ensuite

Une fois les profils établis, plusieurs actions deviennent possibles :

  • Identifier les apprenants qui n’avaient pas encore été repérés ;
  • Orienter ceux qui le souhaitent vers un diagnostic ;
  • Ajuster les aménagements proposés tout au long de l’année ;
  • Appuyer une demande d’aménagement d’examen ou un dossier MDPH avec des données concrètes.